Message de Gilbert Thollet : Semaine Sainte et Pâques suivre les messes




Bonjour à toutes et tous,

Je venais vous donner quelques informations que notre ami Guy Trinquetel chargé de la communication mettra aussi sur notre site.
Chaque soir à 18h00 je célèbre l’eucharistie et vous y êtes bien présents ainsi que tous les malades, leurs familles et les soignants alors si tel ou tel ou tel voulait me confier des intentions de prières je vous propose de me les envoyer sur mon adresse email : gilbert.thollet @orange.fr
Pour les célébrations à venir nous avons reçu des informations du diocèse.
Pour la Fête des Rameaux je vous invite, comme vous le faites déjà, à suivre la célébration sur France 2. Je trouve ces célébrations simples et belles.
Vous pouvez aussi vous connectez ce jour là sur le site de l’évêché ; la messe y sera célébré à 11 heures .
Pour le lundi, mardi et mercredi saints vous pourrez suivre la messe  de l’évêché à 12h.
Pour le jeudi saint notre évêque nous invite à tous célébrer à 18h00 la sainte cène. Vous pouvez vous connecter sur le site du diocèse mais nous sommes entrain de regarder pour vous connecter sur notre blog. Il serait sympa de pouvoir célébrer au niveau de notre vallée à partir de la chapelle St Firmin.
Le vendredi Saint : Dans l’après midi vous pourrez suivre un chemin de croix que nous proposera Jean Louis  sous forme de diaporama
A 18h00 célébration de la croix à partir de l’évêché et à partir de la chapelle de la maison paroissiale du Chambon
Pour la vigile pascale nous vous invitons à aller sur le site de KTO. Il nous est proposé de faire sonner les cloches à 21 heures et de mettre un lumignon sur notre fenêtre en signe de Résurrection
Pour le dimanche de Pâques : messe télévisée sur France 2 à 11 heures avec la bénédiction Urbi et Orbi de notre pape à 12 heures
Lundi de Pâques : Messe à partir de l’évêché à 12h

Il nous faut parler aussi finances : vous comprenez bien que la situation financière de notre église se trouve mise à mal.

Vous trouverez sur le blog un appel de notre économe diocésain Loïc Moura.
Pour nos paroisses si vous voulez verser à la quête je vous propose 2 solutions

1/ Si vous avez un Smartphone je vous invite à téléchargez l’application « la quête » et vous laissez guider.  Vous trouverez la liste des églises de notre paroisse et ensuite à vous de choisir la somme que vous souhaitez verser (2, 5, 10 euros ou plus). La somme est versée dans les paroisses. Le site est très sécurisé.

2/ Sinon je vous invite  à faire un chèque global de plusieurs quêtes à votre convenance, soit attendre la fin de la crise. A vous de voir.

Les billets de Jean-Louis : Silence de Dieu



Vidéo de Paul et Maguy : 5ème dimanche de Carême CCFD-Terre Solidaire


Vidéo de Paul et Maguy : 5ème dimanche de Carême

Message de Gilbert Thollet : 5ème dimanche de carême

Ecrit par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux
Et après ?
      Et tout s’est arrêté… Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?

      Après ? Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s'arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche.

      Après ? Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins  3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.

      Après ? Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour. Et nous appellerons cela la sagesse.

      Après ? Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. Et nous appellerons cela la gratitude.

      Après ? Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est
un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter. Et nous appellerons cela la patience.

      Après ? Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses où amener les enfants à l’école. Et nous appellerons cela la fraternité.

      Après ? Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions tombés dans esclavage d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. Et nous appellerons cela la justice.

       Après ? Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains. Et nous appellerons cela l’humanité.

      Après ? Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu. 

      Après ? Après ce sera différent d'avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n'y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s'accomplit au cœur de l'épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n'existe pas de mot.

Un petit mot de Gaëtan,diacre


L'Annonciation dans la Loire

un montage vidéo de Frédérique Defrade

Le billet de Jean-Louis du 24 mars


Le billet de Jean_Louis : On n'a pas le choix

Message de Gilbert Thollet pour le 4ème dimanche de Carême




LA BARQUE DE L’ŒCUMÉNISME A NAVIGUÉ SUR L’ONDAINE.


L’Ondaine, c’est cet affluent de la Loire, qui arrose notre paroisse de Firminy et toutes les paroisses catholiques qui nous côtoient. Ce dimanche 26 janvier nous étions ensemble pour célébrer notre fraternité autour d’une liturgie proposée par les communautés Chrétiennes des îles de Malte et Gozo, en écoutant les textes des Actes chapitres 27/18 à 28/10, qui décrit l’arrivée mouvementée de l’apôtre Paul sur l’île de Malte, et de l’évangile de Marc 16/14-20 où Jésus envoie ses disciples « prêcher partout». Après l’homélie du père Gilbert Thollet, nous avons prié pour que nous puissions « ramer » ensemble avec la rame de la Réconciliation pour oublier le passé, puis celle de l’Illumination pour suivre le Christ, encore celle de l’Espérance pour naviguer en paix, et encore avec la rame de la Confiance pour vaincre nos divisions, et puis celle de la force pour dire «la vérité avec justice et amour ». Il nous manquait encore la rame de l’Hospitalité pour aider nos frères et sœurs en danger et celle de la générosité pour partager la terre qui est un don de Dieu. Munis de ces deux rames nous avons décidé d’envoyer le montant de la collecte à un « comité de parrainage de familles demandeurs d’asile » local. Nous ne pouvions pas partir sans la rame de la Conversion pour oublier celle qu’on a voulue nous imposer jadis par la galère et les dragonnades et la remplacer par celle qui nous permet de recevoir la bénédiction par les mains ouvertes d’un prêtre et d’un pasteur réunis.
 A nous d’utiliser ces rames pour faire de nous des enfants du même Père.                                                                                                                                                                                                             Texte de Dan Vérilhac